Avril 2020, découvrez notre sélection !

Pour vous, on a découvert :




Amen | Glénat


C’est le très prolifique Georges Bess qui est à l’origine de cet album. Ce dernier s’est d’abord fait un nom en Scandinavie et aux États-Unis avant de rentrer à Paris en 1987, où il illustre d’abord la BD le « Lama Blanc ». Il signera d’autres séries majeures comme « Anibal 5 » récompensé par l'Alph'art du meilleur scénario au festival d'Angoulême. En 1998 il publie son premier album en solo, dont il rêvait depuis longtemps : « Escondida ». D’autres suivront rapidement comme la série « Le Vampire de Bénarès » (Glénat) et le recueil « Incredible India » (Vents d'Ouest). Avec « Amen », Georges Bess nous livre un monde cohérent et inquiétant, fascinant par certains moments, avec toute la complexité chère à la science-fiction. Son trait fin et précis découpe des personnages plein de caractère. L’album s’achève sur un suspense insoutenable. Il va être bien difficile de résister au tome 2…


Total Combat | Grand Angle

C’est un fait rare pour Jack Manini, qui n’a pas l’habitude de réaliser à la fois le scénario et les illustrations de ses albums. « Total Combat » est donc une exception à la règle puisque c’est bien seul que Jack réalise cette BD. Entrée aux Arts Appliqués à 16 ans, il y commence alors la Boxe. Pour lui, BD et sports de combats ont toujours été étroitement liés. Après ses études, il publie régulièrement dans les magazines BD de la belle époque : Pilote, Charlie, Circus, l’Hebdo des Savanes, Playboy, Jonas, Chic, Zoulou, etc…Après avoir scénarisé de nombreux albums, il publie en 2018 l’incroyable histoire du poète et boxeur « Arthur Cravan ». Dans « Total combat », Jack Manini explore cette fois ci le monde du MMA, un art martial mixte ultra-violent, dans un scénario méthodique et plein de suspens. Par son coup de crayon expérimenté, il plonge le lecteur au centre de la cage, en restituant avec brio l’âpreté des combats. Malheureusement, le KO final devra attendre le tome 2, qui s’annonce déjà très prometteur…


Les gens de riens | Glénat


Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur des « gens de riens » n’a pas le parcours d’un auteur BD classique. Né à Villefranche-sur-Saône et aussi étonnant que cela puisse paraître, Charles Masson est d’abord un ORL avant d’être un scénariste de Bande dessinée. Très inspiré par son vécu en tant que médecin, il publie essentiellement des albums engagés, basés sur les histoires de certain de ses patients. Il signe sa première BD en 2003 avec « Soupe froide », et rapidement d’autres suivront comme « Bonne Santé » ou encore « La dernière femme ».

« Les gens de riens » s’inscrit dans la continuité de l’engagement de Charles Masson, puisqu’à travers ce roman graphique, il scénarise la vie d’une de ses patientes en racontant son histoire et celle de sa maladie. Ce scénario poignant et plein d’émotion, interroge sur la détresse que peuvent ressentir les malades.